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Sudpresse : les journalistes indépendants obligés de payer pour pouvoir facturer !

L’AJP a été alertée par de nombreux journalistes indépendants de Sudpresse. Obligés de facturer leurs prestations désormais via une plateforme externe (ProUnity), ils sont aussi priés de financer eux-mêmes le service. Dont coût : 3 % de leurs factures !

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La direction de Sudpresse a décidé d’outsourcer l’administration et la facturation des pigistes. Ils doivent désormais s’inscrire sur une plateforme externe, gérée par la Société ProUnity. Jusque-là, pourquoi pas, si le système gagne en efficacité et que tout le monde y trouve son compte ? Mais c’est bien de comptes qu’il s’agit : Sudpresse fait financer ce service externe par les indépendants ! Dans la catégorie « accepte ça ou va voir ailleurs », on croyait pourtant avoir tout vu…

L’AJP a écrit à la direction de Sudpresse, courrier qui a été transmis également au Ministre Marcourt. Nous attendons une réponse de nos interlocuteurs.

A ses membres, l’AJP demande de refuser de payer pour pouvoir facturer leurs prestations.

Et vos droits d’auteur

Et d’être prudents pour vos droits d’auteur : Sudpresse fait signer de nouvelles conventions de cessions de droits d’auteur, pour instaurer une répartition entre honoraires et droits d’auteur de 50/50. Sudpresse invoque à l’appui de sa « proposition » un « ruling des éditeurs francophones », ruling qui… n’existe pas ! Le seul ruling existant lie les éditeurs flamands et leurs pigistes. S’il n’est pas interdit de s’en inspirer, pourquoi la direction de Sudpresse ment-elle délibérément aux journalistes ? D’autant que les conventions proposées que nous avons pu consulter vont dans tous les sens : 100 % en honoraires, ou à l’inverse, 100 % en droits d’auteur, ou encore 50/50. On aimerait comprendre la logique. En tous cas, cela ne renforce pas la sécurité juridique. Qu’est-ce qui justifie qu’un indépendant soit payé entièrement en droits, un autre pas du tout et le troisième à moitié ?

Ne vous précipitez pas pour signer donc. Prenez conseil et parlez-en à vos collègues indépendants.

M. Simonis

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